Aux premiers jours de l'année 2010, le territoire de Haïti était frappé par une catastrophe naturelle extrêmement violente, catastrophe dont les dégâts ont été amplifiés par la terrible situation économique dans laquelle se trouvait le pays à ce moment là.
Aujourd'hui, force est de constater que rien n'a changé. Si le travail des relais associatifs et des agents de l'ONU est plus que louable, les Etats les plus aisés se dissimulent derrière l'excuse à la mode – "c'est la faute à la crise" – pour ne pas honorer leurs engagements en termes de participation financière.
Pourtant, la situation à Port-au-Prince est dramatique. L'expression "mal logement" est même un euphémisme pour décrire les conditions sanitaires sur place. A cela s'ajoute la menace du choléra et un chao politique qui laisseront, à coup sur, davantage de traces sur la population haïtienne.
Pour que le gouvernement se rappelle au bon souvenir de cette dernière, j'ai décidé d'envoyer au ministre en charge de l'immigration un courrier dénonçant l'inhumanité avec laquelle ses services traitent des réfugiés qui n'espèrent rien d'autre que de se tourner vers la patrie des droits de l'Homme pour tenter de rompre avec la géhenne des conditions de vie.
Ci-joint, ma lettre : Téléchargement Courrier Haïti