Voilà plusieurs semaines que les personnels de l'éducation nationale ainsi que les élèves et leurs parents font connaître leur colère vis-à-vis de la diminution d'effectifs dont nos établissements font et vont faire l'objet.
A la dégradation des conditions de travail des enseignants comme des élèves, s'ajoute aujourd'hui la précarité des emplois. C'est, en effet, à une dévalorisation constante de leur fonction que les professeurs de nos enfants sont aujourd'hui confrontés.
Alors qu'il est de plus en plus question de cohésion nationale, il est difficilement compréhensible que le premier outil d'intégration républicaine, à savoir l'école, soit ainsi remis en cause par le non-renouvellement des départs à la retraite, la suppression du statut de fonctionnaire, le remplacement par des personnels sans formation spécifique et très mal rémunérés...
La mobilisation actuelle n'est pas née en Seine-Saint-Denis pour rien : elle est le reflet des dysfonctionnements criants dont les quartiers les plus populaires font malheureusement l'objet en terme de baisse ou de déficience de service public pourtant indispensable à la cohésion nationale. Ces mêmes quartiers où les effectifs d'enseignants baissent quand le nombre des élèves ne cessent d'augmenter.
Quoi qu'il en soit, cette mobilisation ne cesse de grandir au niveau national et ne peut être balayée d'un revers de main par le gouvernement. Il me semble donc indispensable que les revendications soient enfin entendues.
C'est
pourquoi, je soutiens sans réserve la mobilisation qui aura lieu
demain.
Voici la lettre que j'ai envoyée, ce jour, au Monsieur CHATEL, ministre de l'éducation nationale : Téléchargement LettrePB_Chatel
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