Dans
le cadre de la deuxième partie du Projet de loi de finances
pour 2010 (qui ne concerne que le volet dépenses), je suis
intervenu dans le débat relatif au budget «Solidarité,
insertion et égalité des chances» sur la
question des revenus des personnes handicapées (AAH –
Allocation aux adultes handicapées). En voici le compte rendu
intégral.
En dépit d’un audit prévu dans la loi du 11 février 2005, à l’article sur l’accessibilité des ERP, et dont les résultats – travaux à effectuer et coûts prévisionnels – doivent être rendus publics le 1er janvier 2010, il apparaît que l’administration n’est pas exemplaire dans ce domaine. J’ajoute que les 20 millions d’euros pour le FIAH, enfin crédités dans la loi de finances pour 2010, sont si ridiculement insuffisants qu’ils ressemblent à un effet d’annonce : pour certains ministères, dont celui de la justice, il faudrait au moins 30 fois plus.
Pour favoriser l’emploi des personnes qui perçoivent l’AAH, pourquoi ne pas modifier le décret d’application 2006-501 de la loi du 11 février 2005, article 36, pour que les dépenses éligibles au FIPHFP incluent des travaux d’accessibilité nécessaires aux salariés lourdement handicapés et pour que les importantes réserves de ce fonds viennent pour partie abonder le FIAH ?
Mme la présidente. La parole est à Mme la secrétaire d’État.
Mme Nadine Morano, secrétaire d’État. Monsieur le député, cette modification n’est pas nécessaire. La mise en accessibilité est une obligation qui s’impose à l’État. Depuis 1995, le FIAH permet de compléter les efforts fournis dans ce domaine par chaque ministère : en treize ans d’existence, il a financé 682 opérations de mise en accessibilité.
En 2009, la politique d’accessibilité des bâtiments de l’État a été rénovée et amplifiée. Les dépenses effectuées à ce titre ont été intégrées dans les compétences du service France Domaine, qui gère le patrimoine immobilier de l’État, et les dépenses correspondantes ont été imputées sur le programme « Dépenses d’entretien des bâtiments de l’État ».
L’exemplarité de l’État à cet égard est devenue une priorité dans le cadre du plan de relance. Ainsi, l’accessibilité est un des critères d’attribution des crédits du programme « État exemplaire » pour les travaux de rénovation dans les bâtiments appartenant à l’État.
Cette politique a porté ses fruits : en 2009, 20 % des crédits du programme « État exemplaire », soit près de 40 millions, ont été affectés à des opérations de mise en accessibilité de bâtiments appartenant à l’État. Par ailleurs, 115 projets comportant des travaux de mise en accessibilité ont été financés, après un premier bilan provisoire établi par France Domaine. En 2010, cette politique sera poursuivie dans le cadre des crédits du programme « État exemplaire ».
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