Sept pôles
économiques majeurs et une charpente d’infrastructures de transports pour les
desservir : le choix d’une dynamique économique est fait, en s’appuyant
sur des pôles émergents, hors des limites traditionnelles.
Plaine Commune est l’un de ces pôles, et donc l’un des nœuds de ce maillage. Ce doit être un formidable levier de développement pour notre territoire et sa population. Nous voulons y voir la reconnaissance du potentiel réel de ce territoire et de la dynamique qui l’anime, mieux encore depuis la création de la communauté d’agglomération Plaine Commune. Sans rechercher une stricte spécialisation, nous sommes prêts à travailler sans attendre sur le cluster de la création, avec l’ensemble des partenaires publics et privés, dont l’Etat, en impliquant particulièrement les entreprises, les industries et les équipements culturels, les créateurs, les artistes et les artisans, les lieux de formation et de savoirs.
Concernant les
déplacements, l’ampleur des besoins et des manques de maillage à l’extérieur du
périphérique est telle que tous les projets en rocade et tangentielle pour une
desserte régionale rapide au service des échanges économiques sont urgents, et complémentaires. Un travail
beaucoup plus fin doit maintenant être mené, avec les élus locaux des villes de
périphérie, pour inscrire les transports dans leur diversité dans une logique
multipolaire de réseaux, avec l’ambition de répondre en même temps à la
contrainte écologique et aux besoins des gens, en assurant un droit essentiel à
la mobilité pour tous. Ce volet du projet métropolitain exigera des
financements très importants, si l’on veut que le résultat ne s’étiole pas dans
un étalement sur 30 ans des réalisations. L’Etat en particulier devra assumer
ses responsabilités comme s’y est engagé le Président de la République.
Si l’attractivité
qui provient d’une dynamique économique est le socle d’un développement
territorial, il s’agit d’imaginer d’emblée un projet urbain et humain plus
global. Nous avons la responsabilité de ne pas laisser se poursuivre une
logique qui produit toujours plus d’exclusions et d’inégalités. Nous avons le
devoir de bâtir avec tous une métropole qui réponde aux besoins et aux attentes
d’une vie meilleure pour tous. Des principes doivent être au cœur des
processus : la solidarité, l’égalité, le droit pour tous à l’urbanité, à
appartenir à une centralité dynamique, qui « compte », avec tous ses
potentiels et ses entrecroisements. Avec cet objectif, il est nécessaire de
travailler à une métropole multipolaire, à partir de la réalité de dynamiques
locales déjà engagées.
La raison a
prévalu, qui a amené à ne pas figer des décisions, et à prendre plus de temps
avant de proposer un mode de gouvernance. Celle-ci ne peut se concevoir qu’en
phase avec le projet de territoire, de développement multipolaire permettant
une logique d’inclusion sociale. Pour trouver des issues aux crises (économique
et de l’emploi, mais aussi du logement, des transports, du vivre ensemble, de
la citoyenneté) qui bloquent toute ambition réelle pour le devenir de l’Ile de
France, il s’agit de dépasser une logique seulement économique.
Il s’agit d’ouvrir
un chantier nouveau, à la hauteur des ambitions partagées et de la nécessité
d’assumer des réalités complexes. Les travaux novateurs des dix équipes
d’architectes constituent un appui remarquable. Avec pour maîtres d’œuvre, dans
des relations coopératives nouvelles, à égalité, les collectivités locales,
l’Etat, et surtout les populations, qui donnent sens au projet métropolitain.
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