Depuis
un mois,
Les
questions posées par les mobilisations en Guadeloupe vont au-delà de la
revendication contre la vie chère. Sont ainsi posées celles concernant
l'organisation de la société construite sur des rapports de race et non sur des
rapports de classe, le choix fait de la disparition annuelle de près de de
terres agricoles -canne à sucre, banane- au profit de hangars ou d'entrepôts au
profit de certains grands groupes, le rôle des lois de défiscalisation et
d’exonération, qui n’ont1 000 hectares que des
conséquences négatives sur l’emploi et qui ne sont, ni plus ni moins, qu’un
blanchiment légal d’argent, mais aussi le rôle de l'Etat et des assemblées
locales, la nature et la forme de la relation entre la métropole et les DOM
ainsi que la question du métissage social qui ne s'est toujours pas fait.
Comme
l'affirme Elie Domota, le porte-parole du LKP, « la paix sociale ne peut
exister dans un pays quand la majorité de ses enfants est exclue du travail,
est exclue du savoir, est exclue des responsabilités ». Ce qui se passe en
Guadeloupe et dans les autres départements d'OUtre mer n'est pas sans
résonnance avec certaines mobilisations qui ont lieu ici.
Il
s'agit de mobilisations populaires organisées par des personnes qui ne
supportent plus d'être exclues, laissées pour compte, oubliées au profit des
plus riches, des paradis fiscaux, ou des grands groupes financiers.
Tous,
en fait, dénoncent la violence de la
mondialisation financière parce qu'ils partagent et subissent les
désordres socio-économiques et sociétaux générés des valeurs défendues par la
mondialisation.
La lutte des Guadeloupéens, des Martiniquais, des Guyanais, des Réunionais est
aussi la nôtre, et c'est tous ensemble que nous pourrons changer ce monde, ce
qui est possible mais surtout plus que jamais nécessaire.
Commentaires