Dès le départ, le gouvernement a choisi l’affrontement.
Sachant que les syndicats, ou en tous cas la plupart d’entre eux étaient en
désaccord total avec ce qu’on leur présentait comme non négociable.
Depuis la journée du 18 octobre, qui
fut un grand succès, le gouvernement aurait pu prendre le temps de la
réflexion, de la négociation, de l’échange. Il a préféré la caricature. Il a
aussi tenté de diviser les syndicats entre eux.
Dimanche soir, M. Bertrand refusait une proposition de réunion
tripartite proposée par la CGT. La grève est alors inéluctable. Ce que cherche
le gouvernement c’est le rapport de force avec les syndicats et la fonction
publique en général. Les 37,5 années de cotisation sont le dernier verrou à
faire sauter. Ensuite, tout le monde cotisera 41, 42 puis 43 ans…. C’est un
secret de polichinelle. A aucun moment n’a été posé le problème d’un autre
financement des retraites, en ayant recours au capital, aux bénéfices des
entreprises. C’est toujours et encore les salariés qui se voient mis à
contribution pour la solidarité nationale. C’est pourquoi le rapport de force
doit pencher nettement du coté des salariés.
Les étudiants se joignent au mouvement, afin de dénoncer la
réforme des universités. C’est un signe encourageant car nous sommes tous
concernés par les mesures antisociales du gouvernement Sarkozy.
La bataille idéologique menée par
Nicolas Sarkozy, avec la complicité d’une bonne partie des médias doit
être livrée par toute la gauche, sans exclusive, afin de résister, et
construire dans la durée. Nous savons que c’est indispensable pour l’avenir de
toutes et tous, et nous savons que c’est possible.
Je vous invite à prendre connaissance de la brochure éditée par les élus communistes et partenaires de Plaine Commune sur les régimes spéciaux, elle a été éditée pour la journée du 18, mais reste bien évidemment d'actualité.
Bonne lecture.