Bonjour,
Vous avez été plusieurs à me demander de réagir sur les propos de Michel ONFRAY sur le communisme, le parti communiste, et ses militants, dont je suis. La période actuelle il est vrai ne m'a pas laissé beaucoup de temps pour répondre à tous. Néanmoins, je fais mienne la réaction de François ASENSI, qui lui aussi a été interpellé sur son blog. Je la partage, on ne peut critiquer ainsi, aves des mots extrêmement violents, un parti dont l'Histoire est aussi faite de luttes, de résistances...
Ceci me permet également de vous inviter à visiter le blog de mon camarade François.
Mardi 27 Février 2007 - 17H33
Comme beaucoup de communistes, je me suis senti personnellement blessé par
des mots que je réprouve et par une argumentation que je considère comme
irrecevable. Il nest évidemment pas question de nier certaines vérités sur les
crimes qui ont jalonné lhistoire du communisme et de ceux qui sen sont
réclamés. Mais je métonne et minsurge contre les approximations, les
raccourcis et les amalgames qui visent, semble-t-il, à discréditer une culture
dans son ensemble, sans nuance et sans recul. Je ne peux mempêcher dy voir
également un certain mépris pour les luttes sociales dont le Parti communiste a
été linspirateur, linitiateur et souvent lacteur majeur. Je ne peux
mempêcher également dy voir une profonde injustice pour tous les communistes
résistants, internationalistes, brigadistes ou bien simples militants dune
société plus juste qui ont uvré pour les idées de liberté et dégalité. Je
pense notamment à Henri Krasucki, militant antinazi déporté à Jawischowitz,
annexe d'Auschwitz, puis à Buchenwald.
Ces propos sont dautant plus
consternants quils sont tenus par un intellectuel qui nous a habitué à plus de
raison et dintelligence. Ils sont dautant plus douloureux que cet
intellectuel, qui na cessé de promouvoir les bénéfices de lunité antilibérale,
sautorise une déclaration qui na deffets que de diviser et de cristalliser
les tensions déjà existantes. La forme parce quelle est excessive, le contenu
par ce quil est biaisé et le moment parce quil est inopportun
tout dans cette
déclaration indique que Michel Onfray a manqué de mesure et de discernement.
Les forces de gauche antilibérales doivent inéluctablement se rassembler
en dépit de la colère et lamertume qui en lespèce fut mauvaise conseillère,
nest-ce pas Michel Onfray. Tous les candidats antilibéraux ont leur place dans
cette élection. « Il vaut mieux sadditionner que se soustraire » titre mon
précédent post. Je reste
convaincu comme je lindiquais, il y a un an, à Patrice Cohen-Seat, conseiller
particulier de Marie-George Buffet et numéro 2 du Parti Communiste Français, que
la candidature de Clémentine Autain était de nature à rassembler lensemble de
larc antilibéral. Ce choix aurait été pour le PCF loccasion dun acte
historique, dun signal fort en direction des jeunes générations qui auront à
construire le communisme moderne du 21e siècle. Quelle extraordinaire
attractivité aurait alors eu le mouvement antilibéral avec un PCF reconnu comme
une force indispensable et un ciment du rassemblement !
Bien à toi cher
Pablo. Hasta la victoria siempre !
