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COMITE DE SOUTIEN

  • VOICI DEUX COMPTES-RENDUS DES DEBATS QUI SE SONT TENUS AU SEIN DU COMITE DE SOUTIEN, DURANT LA CAMPAGNE DES LEGISLATIVES, N'HESITEZ PAS A LES FAIRE CIRCULER ici et ici

Les luttes en images

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    quelques photos pour illustrer les enjeux liés aux différentes luttes. Faîtes nous vous parvenir les vôtres, légendées, avec vos commentaires, nous les publierons.

07 mai 2008

Question d'actualité à l'Assemblée sur la maltraitance de nos quartiers populaires


Monsieur le Premier Ministre,

Ma question, Monsieur le Premier ministre, s'appuie sur la réalité vécue par des milliers de personnes de ma circonscription, mais est aussi le reflet du quotidien des Séquano-Dionysiens, tout comme celui de la population des quartiers populaires.

Vous me permettrez donc une liste à la Prévert : Files sans fin devant Les Postes quand ce n’est pas non délivrance de colis, de courriers, de recommandés, ou encore fermeture de certains bureaux. Attentes interminables à la préfecture, devant les tribunaux. Des demandes de renouvellement de passeports, de délivrance de cartes d'identité qui prennent des semaines voire des mois empêchant les gens de circuler. Des établissements scolaires où des élèves peuvent restés des semaines entières sans remplaçants. Je vous fais grâce des conditions de transports en commun et notamment de la ligne 13. La liste pourrait être en effet plus longue.

Permettez-moi de vous rappeler l'introduction du discours sur le colonialisme d'Aimé Césaire: « Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente. Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte. Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde. » Or le traitement de la question de l’égalité d’accès aux droits fondamentaux est une question de civilisation. Elle est pour le moins le miroir de la solidarité dont fait preuve, ou pas, un Etat pour que tous ses citoyens soient traités de manière égalitaire.

Aujourd’hui, il n’en est rien. Que répondre à ces habitants de Saint-Denis, et bien au-delà, qui en lieu et place d’un colis, voient échoir dans leurs boites aux lettres, des récépissés de motif de non distribution portant la mention ZUS, Zone urbaine sensible ? Ils seraient donc devenus les mauvais élèves de notre République, ou plutôt d'un Etat qui ne les reconnaît plus? Punis car trop pauvres, trop immigrés avec ou sans papiers, pas assez qualifiés ou simplement voisins de ces précarités sociales, économiques et administratives ? Mais de toute façon humiliés et stigmatisés.

Car au-delà de la mission de service public qui n’est plus assurée mais cassée sous couvert de rentabilité absolue, c’est bien la question de la résorption de problèmes plus cruciaux.

Monsieur le Premier Ministre, ma question est donc très simple : quels moyens de rattrapage comptez-vous mettre en œuvre pour que les quartiers populaires soient enfin traités de manière égalitaire respectant la cohésion sociale et territoriale de notre République? A moins que nous devions nous incliner devant les propos de Monsieur Césaire devenus prophétie? Notre civilisation serait donc devenue moribonde, atteinte ou décadente?

21 avril 2008

SOUTIEN A SALAH HAMOURI

Voici le communiqué envoyé concernant Salah HAMOURI

Nous apprenons que Salah Hamouri vient d’être condamné, par le tribunal militaire israélien d’Ofer, à 7 ans de prison, et ce le 17 avril, journée des prisonniers… le gouvernement français a abandonné Salah Hammouri à l’arbitraire de la justice coloniale des tribunaux militaires d’exception, dans les Territoires Occupés Palestiniens.

Je suis intervenu, comme d’autres, auprès des autorité françaises afin d’attirer l’attention sur les conditions d’arrestation et le sort promis à Salah HAMOURI. Il a été détenu de manière arbitraire pendant 3 ans.

Il a été arrêté au motif qu'il était membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et pour avoir eu l'intention d'assassiner le leader spirituel de l'organisation Shaas. Bien évidemment, il ne saurait être question de cautionner des actes de violence pas plus d'ailleurs que les actes commis par l'armée israélienne dont les attentats ciblés, l'extension des colonies illégales, les arrestations arbitraires et les nombreuses violations du droit international. Mais, il était nécessaire de rappeler que, selon ce même droit international, les Palestiniens ont le droit légitime de résister à la domination coloniale, à l'occupation et aux forces occupantes. L'État d'Israël ne respectant ni les Conventions de Genève ni les autres règles découlant des conventions tels que les deux pactes de 1966, dès lors, les actes de résistance sont des actes licites et légitimes. Sans parler des décisions du Conseil de sécurité dont n'a cure l'État d'Israël. Et sans oublier le principe inaliénable du droit des peuples à disposer d'eux mêmes consacré par la Charte des Nations Unies et réaffirmé par la résolution 2625 (XXV) de l'Assemblée générale.

Dans ce contexte de l'occupation reconnue par l'ensemble de la communauté internationale, ce jeune franco palestinien devait recevoir le même soutien dont bénéficie le caporal Shalit, capturé lors d'une incursion de son bataillon à Gaza. Soutien manifesté aussi bien par la présidence que par des représentants du Ministère des Affaires étrangères et européennes. Ils sont tous deux citoyens français et, à ce titre, avaient droit à la même protection de l'Etat comme cela doit être fait, dans le cadre de l'assistance consulaire, pour tout Français enlevé à l'étranger.

Quelle est la réaction de la France à cette condamnation ? Pour notre part, nous demandons que le Président de la République intervienne auprès des autorités israéliennes, comme il a su le faire sur d’autres sujets, afin d’obtenir la libération de Salah HAMOURI, et que M. KOUCHNER prenne ses responsabilités à l’égard de ce citoyen français injustement condamné.

09 avril 2008

DE L'UTOPIE EN POLITIQUE

En avant première pour vous, fidèles lecteurs du blog, un texte qui paraîtra demain, dans Diverses Cités.

« Lorsqu'on rêve tout seul, ce n'est qu'un rêve

alors que lorsqu'on rêve à plusieurs c'est déjà une réalité. « 

Elder Camara

Sous la pression des médias, des grands partis politiques et des tenants de l’ordre établi, le mot « utopie » est devenu aujourd’hui un gros mot. Ainsi, quand on le revendique, on a vite fait de passer pour de doux rêveurs, forcément en décalage avec la réalité, avec le pragmatisme.

Or, l’utopie n’est pas le rêve.

L’utopie n’est pas une notion désuète et passéiste. Mais c’est un concept qui devrait servir à prolonger les pensées avant-gardistes et historiques de Thomas More à Charles Fourrier.

L’utopie est une interrogation permanente et constructive pour une société qui revendique l’homme en son cœur, au-delà des logiques purement économiques et utilitaires.

C’est pourquoi l’utopie est aujourd’hui une ambition concrète et continue d’une société des possibles par et pour chacun-e. Par essence, l’utopie est résistance à la résignation et à l’ordre établi, au carcan néolibéral.

L’histoire de l’humanité est émaillée de victoires des peuples remportées par la force de l’utopie sur les puissants. Il en fut ainsi de l’abolition de la peine de mort, la fin de l’apartheid, et d’autres victoires et constructions sociales fortes : congés payés, sécurité sociale, services publics….

Plus récemment, n’y a-t-il pas une part de douce utopie dans l’action menée par le Réseau Education Sans Frontières (RESF), où parents d’élèves, enseignants et militants se mobilisent contre les expulsions visant les parents d’enfants scolarisés (collégiens et lycéens inclus), et d’une manière plus large dans le combat pour régularisation sans papiers contre l’implacable volonté politique venant du plus haut de l’Etat ?

De même, ne peut-on pas voir cette même utopie chez les salariés d’Arcelor-Mittal luttant pour le maintien de leurs emplois face à l’apparente fatalité économique ?

Dès leur accession à la tête des villes dans les années 30, les élus communistes ont donné toute leur vigueur et leur essence à leurs utopies : logement, santé, vacances, culture. Ils ont inventé et réalisé la ville d’aujourd’hui conçue pour tous à tous les âges de la vie.

Les mobilisations citoyennes, dans le cadre des mouvements altermondialistes, des mouvements nationaux, du monde associatif, dans l’entreprise, démontrent que si l’utopie est portée collectivement, elle peut faire bouger les lignes et les rapports de force. Ce sont de multiples utopies à priori non atteignables qui prennent forme dans la réalité.

Car ce que nous enseignent les grands combats « utopiques » certains diront, c’est la nécessité de mener les batailles en front commun. Sans renoncer aux valeurs qui sont les nôtres.

Etre utopiste, c’est être debout !

02 avril 2008

LE DROIT INTERNATIONAL S'APPLIQUE A TOUS

Alors qu’on sait les difficultés à faire avance la paix dans la Région, on se voyait confirmé hier, que non seulement les pourparlers n’avancent pas, mais qu’en plus Israël met un point d’honneur à transgresser ses engagements.

En effet le mouvement israélien La Paix maintenant rapporte dans un rapport publié à l'occasion de la visite dans la région de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice qu’Israël « poursuit sans relâche l'extension d'une centaine de colonies implantées en Cisjordanie occupée ». Des colonies illégales au regard du droit international. Le Président Bush affirme qu’il souhaite « un Etat palestinien aux contours clairement établis ». Le problème est qu’à ce rythme là il ne restera pas assez de terres pour dessiner le moindre contours. En dépit de l'obligation de suspendre toute activité de colonisation imposée par la feuille de route, dont la validité a été réaffirmée à Annapolis, ce sont pas moins de 500 logements qui sont en construction en Cisjordanie occupée.

Le taux de construction dans la partie arabe de Jérusalem a rarement été aussi élevé et ne peut être vécu que comme une provocation visant ni plus ni moins à empêcher que Jérusalem puisse également être la capitale du futur Etat palestinien.

Je n’ai pas entendu notre Président ni son gouvernement et son Ministre des Affaires étrangères condamner ces pratiques qui ruinent jour après jours les espoirs de paix entre ces deux peuples. Il serait bon de rappeler à Israël, comme à n’importe quel autre Etat, que le droit international s’applique à tous.

18 mars 2008

A PROPOS DES MUNICIPALES SUR PLAINE COMMUNE

J'ai volontairement mis en sommeil le blog afin de pouvoir pleinement être aux côtés de Didier PAILLARD à Saint-Denis, mais aussi auprès de Pascal BEAUDET, Michel BEAUMALE, Gilles POUX, Carinne JUSTE.

Voici une déclaration concernant la situation d'après deuxième tour.

Le deuxième tour des élections municipales confirme dans toute la France la poussée à gauche au niveau des communes, avec le retour de nombreux conseils municipaux de gauche, en particulier dans des villes de banlieue gérées par la Droite parfois depuis plusieurs mandats.

Les huit communes de la communauté d’agglomération Plaine commune, territoire de la banlieue Nord populaire de Paris marquent une forte opposition à la droite de Sarkozy et à son projet qui met à mal la cohésion sociale, les solidarités et l’égalité.

Je regrette que les majorités de gauche sortantes n’aient pu être toutes reconduites, malgré l’élan qu’elles avaient su redonner à leur territoire, tout en donnant leur place à la diversité des sensibilités politiques au sein de la gauche.

Je félicite les nouvelles équipes qui prennent leurs fonctions dans les jours prochains.

La communauté d’agglomération, coopérative de villes, continuera à travailler dans l’intérêt des populations des huit villes qui la composent.

Des projets importants dans tous les domaines des compétences transférées entrent en phase de réalisation. Ils vont continuer d’apporter aux villes une attractivité et un dynamisme nouveaux, ainsi que des perspectives de mieux vivre pour l’ensemble des populations.

De nouveaux projets verront le jour en référence à notre Projet d’agglomération qui décline les valeurs de solidarité, de vivre-ensemble dans des villes pour tous, un dynamisme économique étroitement lié au développement local et social, dans les principes du développement durable.

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    - Zygmunt Bauman: La vie liquide
    - Alona Kimhi: Lily la tigresse
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    - Serge Portelli: Traité de démagogie appliquée : Sarkozy, la récidive et nous
    - Bernard Stiegler: La télécratie contre la Démocratie
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